Centre d'arts médiatiques

Pierre Leduc est un homme qui n’attend plus rien. En fin de trentaine, professeur de littérature des
pays d’Europe de l’Est dans une université québécoise, il désespère du monde, de ses étudiants, de la littérature. Solitaire, il se réfugie dans la traduction des oeuvres d’un poète polonais qu’il admire, Edward Stachura, suicidé à 42 ans en 1979.
Pierre abandonne l’enseignement et s’enfonce dans une mélancolie de plus en plus profonde, dont le tirera un appel à l’aide de son père, atteint d’un cancer incurable. Son père qu’il a peu connu, puisqu’il a quitté sa mère quand Pierre avait douze ans, veut lui léguer sa fortune, gagnée malhonnêtement dans l’immobilier. Mais Pierre refuse, car il ne veut pas de cet argent mal acquis. Son père mourra sans avoir réussi à le convaincre.
Peu après, Pierre croise une femme qu’il a abandonnée treize ans plus tôt lorsqu’elle était enceinte de lui. Cette femme, Nicole, est accompagnée de sa fille Adèle, la fille de Pierre. Pierre évite le contact mais Adèle se met à sa poursuite. Après un refus initial, Pierre acceptera de la rencontrer et admettra sa paternité. Peu à peu, le contact avec la jeune fille redonnera à Pierre le goût de vivre. Mais le passé reviendra le hanter.
Fable du bon et du mauvais héritage, le film est une méditation sur l’isolement contemporain et sur la nécessité de la transmission.
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